1.0Aperçu du marché
- 34-187
- Il n'existe pas de catégorie d'autorisation pour un multi-family office, le nombre dépend donc de la définition. ValIndex (juin 2026) classe 34 des 1 579 gérants de fortune en activité dans un modèle MFO ; le registre FINMA du 14 septembre 2026 recense 41 établissements portant « family » dans leur nom ; l'annuaire familyofficehub.io documentait 187 MFO en juin 2026. Les quelque 150 sociétés, plus de CHF 800 Mrd, environ 5 000 emplois et environ 70% de clientèle internationale de l'édition de février 2026 n'avaient pas de source et sont retirés.
- +5,1% p.a.
- Aucune série propre aux MFO n'existe. La mesure la plus proche est celle des avoirs gérés par les gérants externes suisses — l'autorisation que détiennent la plupart des MFO indépendants —, passés de CHF 475 Mrd en 2023 à CHF 525 Mrd en 2025 (zeb/Advea). Les +12% de l'édition de février 2026 n'ont pu être sourcés.
Selon l'analyse Val Index des données du registre du commerce et fédérales suisses (2026), la Suisse compte 34-187 entreprises multi-family offices — Il n'existe pas de catégorie d'autorisation pour un multi-family office, le nombre dépend donc de la définition. ValIndex (juin 2026) classe 34 des 1 579 gérants de fortune en activité dans un modèle MFO ; le registre FINMA du 14 septembre 2026 recense 41 établissements portant « family » dans leur nom ; l'annuaire familyofficehub.io documentait 187 MFO en juin 2026. Les quelque 150 sociétés, plus de CHF 800 Mrd, environ 5 000 emplois et environ 70% de clientèle internationale de l'édition de février 2026 n'avaient pas de source et sont retirés..
2.0Vue d'ensemble
Le multi-family office autorisé n'existe pas en Suisse, et c'est le premier fait qu'un acheteur doit connaître. La loi sur les établissements financiers n'exclut que les personnes qui gèrent exclusivement des valeurs patrimoniales de personnes avec lesquelles elles ont des liens économiques ou familiaux (art. 2, al. 2, let. a LEFin) — ce qui couvre un single-family office. Dès qu'un office gère les avoirs d'une seconde famille sans lien, il lui faut une autorisation FINMA de gestionnaire de fortune ou de gestionnaire de fortune collective, et l'activité de trust requiert une autorisation de trustee. Un multi-family office est donc un modèle d'affaires reposant sur l'une de ces autorisations, et chacun de ceux qui le comptent compte quelque chose de légèrement différent.
La consolidation des gérants de fortune suisses
Une génération de fondateurs partant à la retraite, une industrie de ~CHF 900 milliards et 1 349 sociétés agréées — pour la plupart trop petites pour être transmises.
3.0Bilan de santé (SWOT)
- Une position adossée à une autorisation qu'un single-family office ne peut copier : gérer les avoirs de plusieurs familles sans lien exige une autorisation FINMA, que les single-family offices exemptés ne détiennent pas (art. 2 LEFin)→ §4.0
- Aucune catégorie d'autorisation propre : « multi-family office » est un modèle d'affaires, et les décomptes du secteur vont de 34 à 187 sociétés selon la définition
- Des single-family offices à la limite de l'exemption : un office qui se met à gérer les avoirs d'une seconde famille sans lien sort de l'exemption LEFin et doit obtenir une autorisation ou un partenaire autorisé→ §4.0
- Les banques dans le segment : Julius Bär Family Office & Trust AG détient une autorisation de trustee à Zurich et a absorbé Julius Bär Family Office AG
Débloquer l'analyse complète : Multi-Family Offices
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8.0Clusters régionaux
Genève et Romandie
La plus forte concentration selon tous les décomptes : 12 des 41 inscriptions au registre portant un nom de family office se trouvent dans le canton de Genève, l'annuaire familyofficehub.io recense 58 MFO en ville, et ValIndex situe 20 de ses 34 sociétés au modèle MFO en Suisse romande. NS Partners SA, 1875 Finance SA et Allina Family Office SA à Versoix y sont autorisées, et Stonehage Fleming SA a son siège à Neuchâtel avec une succursale à Genève.
Zurich
Le pôle alémanique et la base des unités de family office au sein de groupes plus larges. Le canton compte 10 inscriptions au registre portant un nom de family office — dont Marcuard Family Office AG et le trustee Julius Bär Family Office & Trust AG — ainsi que les quatre sociétés de groupe LEFin à nom de family office surveillées directement par la FINMA. L'annuaire familyofficehub.io compte 55 MFO à Zurich ; Stonehage Fleming Investment Management (Suisse) AG et PETIOLE ASSET MANAGEMENT AG y sont autorisées.
Tessin
Onze inscriptions au registre portent un nom de family office, dont sept à Lugano, et l'annuaire recense 18 MFO en ville — pourtant ValIndex ne classe aucun gérant de fortune autorisé tessinois dans un modèle multi-family. Cet écart est le message : un nom de family office au registre ne dit pas à l'acheteur si la société applique un modèle multi-family — le portefeuille de mandats compte plus que l'en-tête.
Zoug et Schwyz
Six inscriptions au registre portant un nom de family office — Aguaverde Family Office SA à Zoug, Honestus Family Office AG à Cham et Trianon Family Office AG à Baar, plus trois à Schwyz — à Wollerau, Freienbach et Gersau, cette dernière en liquidation. KENDRIS y a créé ses nouvelles sociétés d'exploitation, en inscrivant KENDRIS Schweiz AG et KENDRIS International AG à Zoug en novembre 2025 et KENDRIS Holding AG en mai 2026.
Sources
9.0Questions fréquemment posées
▶Combien vaut un multi-family office en Suisse ?
Un multi-family office suisse moyen est valorisé à 7,5 - 10,0× l'EBITDA sur une base statutaire (fiscale) et à 8,0 - 12,0× l'EBITDA dans les transactions effectives. L'écart entre multiples statutaires et multiples de transaction constitue une opportunité d'arbitrage pour les acheteurs informés. La tendance actuelle du marché est à la hausse, avec un écart d'arbitrage qualifié d'élevé. Dans cette niche, le multiple repose sur des mandats détenus par des conseillers seniors et renouvelés famille par famille ; le prix dépend donc du nombre de familles et de générations que couvre chaque relation, de la part des revenus récurrents plutôt que d'honoraires de projet, de la détention par l'office de l'autorisation qu'exigent ses mandats, et du nombre de familles qui restent pendant la transmission.
▶Quels facteurs influencent la valorisation d'un multi-family office ?
Les principaux déterminants de valorisation comprennent : Une position adossée à une autorisation qu'un single-family office ne peut copier : gérer les avoirs de plusieurs familles sans lien exige une autorisation FINMA, que les single-family offices exemptés ne détiennent pas (art. 2 LEFin) ; Un large vivier de clients voisin : 250-300 single-family offices suisses géraient environ CHF 600 Mrd en 2023 (Université de Saint-Gall/SFOA, cité par zeb 2026). Les facteurs qui compriment les valorisations incluent : Aucune catégorie d'autorisation propre : « multi-family office » est un modèle d'affaires, et les décomptes du secteur vont de 34 à 187 sociétés selon la définition ; Une petite population derrière l'étiquette : ValIndex ne classe que 34 des 1 579 gérants de fortune en activité comme MFO, et aucun au Tessin. Les multiples de transaction se situent typiquement entre 8.0 - 12.0× EBITDA, mais les prix réels varient fortement selon la concentration client, la qualité du management, la prévisibilité des revenus et la couverture géographique dans les 26 cantons suisses.
▶Combien de multi-family offices y a-t-il en Suisse ?
Il n'existe pas de réponse unique, car la Suisse ne connaît pas de catégorie d'autorisation pour les multi-family offices. La loi sur les établissements financiers n'exclut que les personnes qui gèrent exclusivement des valeurs patrimoniales de personnes avec lesquelles elles ont des liens économiques ou familiaux (art. 2, al. 2, let. a LEFin) ; un single-family office n'a donc pas besoin d'autorisation, tandis qu'un office gérant les avoirs de plusieurs familles sans lien doit détenir une autorisation FINMA de gestionnaire de fortune ou de gestionnaire de fortune collective. Le nombre dépend donc de la définition. L'étude ValIndex de juin 2026 classe 34 des 1 579 gérants de fortune autorisés en activité dans un modèle de multi-family office, 14 en Suisse alémanique et 20 en Suisse romande. Le registre FINMA du 14 septembre 2026 recense 41 établissements portant « family » dans leur nom — 37 avec une autorisation de gestionnaire de fortune et cinq avec une autorisation de trustee, Allina Family Office SA détenant les deux, à Genève (12), au Tessin (11), à Zurich (10), Zoug (3), Schwyz (3), Lucerne (1) et Berne (1) — ainsi que quatre sociétés de groupe LEFin surveillées par la FINMA à Zurich portant des noms de family office. L'annuaire commercial familyofficehub.io documentait 187 MFO en juin 2026. Du côté exempté, l'Université de Saint-Gall et la Swiss Single Family Office Association comptaient en 2023 de 250 à 300 single-family offices avec environ CHF 600 Mrd. Les quelque 150 MFO de l'édition de février 2026 de ce rapport n'avaient pas de source.
▶Quelle est la situation de succession des multi-family offices suisses ?
La succession d'un multi-family office suit deux horloges à la fois : la retraite du fondateur et la transmission du patrimoine au sein des familles clientes. La première se mesure. L'étude ValIndex de juin 2026 compte 34 sociétés au modèle de multi-family office parmi 1 579 gérants de fortune autorisés en activité, et dans l'enquête 2026 de FIN21 et WealthSummit auprès des gérants autorisés, 63% des propriétaires ont 51 ans ou plus, 25% plus de 60 ans et seuls 38% ont une succession clairement réglée. La seconde est ce qui rend la vente d'un MFO différente. Sa valeur réside dans des mandats de gouvernance, de succession et de fiscalité qui lient l'office à une famille plutôt qu'à un portefeuille, et ces mandats sont détenus par des conseillers seniors nommément connus ; Patrick Stauber, de Marcuard Heritage, écrivait en juin 2026 que le client suit le conseiller et non la forme juridique, et que la confiance se transmet en années, non en mois. L'édition de février 2026 de ce rapport citait des prix de 2-4% des avoirs, des garanties de fidélité de 85-95% et des earn-outs de 30-50% du prix ; aucun n'a pu être rattaché à une source, et ils sont retirés. Ce que montre le registre, c'est la manière dont les grandes maisons ont organisé la continuité : NS Partners SA, anciennement Notz Stucki & Cie SA, a réuni sa société sœur zurichoise et deux sociétés genevoises dans un gestionnaire de fortune collective autorisé ; Stonehage Fleming SA a intégré sa société genevoise dans la maison mère neuchâteloise ; KENDRIS a fait inscrire de nouvelles sociétés d'exploitation et une holding à Zoug en 2025 et 2026. Pour les offices plus petits, les voies réalistes sont une plateforme ou une maison plus grande — 71% des gérants indépendants autorisés citent la consolidation comme tâche la plus urgente —, et le premier contrôle d'un acheteur porte sur l'autorisation : la cible doit détenir l'autorisation de gestionnaire de fortune, de fortune collective ou de trustee qu'exigent ses mandats. Les propriétaires devraient documenter quel conseiller détient chaque relation familiale, quels mandats relèvent de la gouvernance et de la succession plutôt que de la gestion, et prévoir plusieurs années de suivi conjoint. Les multiples de transaction du secteur se situent typiquement entre 8.0 - 12.0× EBITDA.
▶Quelles sont les tendances clés des multi-family offices suisses ?
Quatre tendances définissent le secteur en 2026 : (1) L'étiquette devance le registre — Un multi-family office n'a pas de catégorie d'autorisation propre, leur nombre dépend donc de qui compte. (2) Six des huit maisons citées devaient être corrigées — Vérifiés au registre du commerce, la plupart des acteurs clés de l'édition de février 2026 avaient déménagé, changé de nom ou n'avaient jamais existé sous la forme indiquée. (3) Groupes bancaires et plateformes créent des unités de family office — Les listes FINMA montrent une activité de family office au sein de groupes plus larges autant que dans des maisons indépendantes. (4) Les avoirs montent, pas les revenus — L'activité de MFO partage l'économie du secteur indépendant autorisé. zeb chiffre les avoirs gérés par les gérants externes suisses à CHF 525 Mrd fin 2025, au-dessus des CHF 500 Mrd de 2021, tandis que le bénéfice brut de CHF 6,0 Mrd reste inférieur aux CHF 6,3 Mrd de 2021, dont CHF 3,3 Mrd pour les 50 plus grandes sociétés.
▶Quels sont les principaux risques lors du rachat d'un multi-family office ?
Les principaux risques d’acquisition sont : (1) Les banques dans le segment : Julius Bär Family Office & Trust AG détient une autorisation de trustee à Zurich et a absorbé Julius Bär Family Office AG ; (2) Un décalage d'autorisation en due diligence : gérer pour plusieurs familles exige une autorisation de gestionnaire de fortune ou de fortune collective, et le trust une autorisation de trustee — les activités de la cible doivent correspondre à ce qu'elle détient ; (3) Des revenus en retard sur les avoirs : le bénéfice brut sectoriel de CHF 6,0 Mrd en 2025 reste inférieur aux CHF 6,3 Mrd de 2021 malgré des avoirs plus élevés (zeb 2026). Les acquéreurs doivent examiner en profondeur la concentration client, la conformité réglementaire et les dépendances aux personnes clés. Les multiples de 8.0 - 12.0× EBITDA peuvent être décotés pour les entreprises au profil de risque élevé.
▶Quelle est la structure de coûts typique d'un multi-family office suisse ?
Une répartition indicative des coûts d'un multi-family office suisse est : Personnel (conseillers familiaux seniors, équipes d'investissement et de planification, conformité): 55%, Technologie & reporting consolidé: 10%, Coûts de conformité, juridiques & de surveillance: 8%, Bureaux, voyages & rencontres clients: 10%, Développement commercial & réseaux: 5%, Marge bénéficiaire (EBITDA): 12%. Répartition indicative pour un multi-family office indépendant ; aucune source publiée ne mesure la structure de coûts des MFO en Suisse. Le repère le plus proche est l'étude « Portfolio Manager Industry 360° view » de PwC (décembre 2023), qui situe le personnel à 60-80% des charges totales des gestionnaires de fortune suisses et les autres charges d'exploitation à 15-25%, plus CHF 34-54k par an de coûts récurrents de surveillance après l'autorisation. La répartition ci-dessus s'inscrit dans ces fourchettes, avec davantage de poids sur les voyages, le travail de gouvernance et le reporting consolidé qu'un pur gérant de fortune. Les rémunérations seniors de CHF 250-500k et les marges EBITDA de 15-20% pour les grandes plateformes de l'édition de février 2026 n'avaient pas de source et sont retirées. Les données de marge disponibles portent sur l'ensemble du secteur : les répondants de FIN21/WealthSummit citent le personnel (77%), la conformité (54%) et l'informatique/cloud (42%) comme coûts déterminants pour leur marge nette. Pour un acheteur, la question est de savoir lesquels de ces coûts sont liés à des conseillers seniors nommément connus — et donc aux familles qu'ils servent.
▶Où se concentrent les multi-family offices en Suisse ?
Les multi-family offices suisses se regroupent dans quatre régions : (1) Genève et Romandie (GE/NE) — La plus forte concentration selon tous les décomptes : 12 des 41 inscriptions au registre portant un nom de family office se trouvent dans le canton de Genève, l'annuaire familyofficehub.io recense 58 MFO en ville, et ValIndex situe 20 de ses 34 sociétés au modèle MFO en Suisse romande. (2) Zurich (ZH) — Le pôle alémanique et la base des unités de family office au sein de groupes plus larges. (3) Tessin (TI) — Onze inscriptions au registre portent un nom de family office, dont sept à Lugano, et l'annuaire recense 18 MFO en ville — pourtant ValIndex ne classe aucun gérant de fortune autorisé tessinois dans un modèle multi-family. (4) Zoug et Schwyz (ZG/SZ) — Six inscriptions au registre portant un nom de family office — Aguaverde Family Office SA à Zoug, Honestus Family Office AG à Cham et Trianon Family Office AG à Baar, plus trois à Schwyz — à Wollerau, Freienbach et Gersau, cette dernière en liquidation. Comme les trois décomptes divergent autant par région qu'au total, un acheteur devrait vérifier l'autorisation d'une cible dans le registre FINMA et son siège dans Zefix plutôt que de se fier à un annuaire ou à la raison sociale.